Le Théâtre Forestier à été crée par Yann Siptrott en 2003 autour de la pièce  » Le conte d’hiver » de William Shakespeare Il est implanté dans un lieu-dit des Vosges du grand nord : Le Guensthal ou Vallée de la faveur

De nombreuses manifestations s’y réalisent, concerts, résidences d’artistes, répétitions. Mais aussi expositions, travail autour de la sculpture, peinture, gravure…un lieu de création ou les œuvres et la vie s’imbriquent..

Ce hameau est modelé comme une œuvre, dans un cadre nature culture, évolutive, modelée par Hugues et France Siptrott, depuis 1984.

Une fois par an, au mois de juin, nous insufflons du vivant dans le tableau et le hameau s’anime de comédiens, de grands textes et de public.

Le Théâtre Forestier travail depuis 2019 en co-réalisation avec la Compagnie du Matamore. Serge Lipszyc et moi-même, Yann Siptrott en sommes les directeurs artistiques

Nous créons des pièces pour tous, pour sortir le théâtre de ses murs et lui faire prendre l’air de la forêt.

Nous convions et incluons autant que faire se peut, et nous travaillons femmes et hommes ensemble, jeunes et moins jeunes, avec les animaux, chiens chats, moutons, vaches, chevaux, biches, brocards (et si un cerf venait à passer…) dans des décors naturels et le plus souvent accompagnés d’ une technique extrêmement légère.

Nos ressources sont essentiellement issues de la billetterie et éventuellement de quelques aides aux projet ou de mécénat.

L’aventure est belle, exigeante et fragile, la fréquentation est étonnante, la météo nous accompagne et nous rappelle parfois à ses humeurs.

Nous restons dans des fréquentations à taille humaine et dans ce sens, nous privilégions les circuits les plus courts et les produits durable autant que possible.

On se rencontre, on s’accueille ou on se dépayse, on participe à une tranche de vie, littéralement en dehors des routes.

C’est une démarche de créer des spectacles dans ce cadre comme c’est une démarche de venir y assister.

C’est aussi un plaisir et une chance

Vous y êtes bienvenue.

A propos de Yann Siptrott

Né à Sarreguemines le 18 juillet 1971.
Puis suivant la migrance familiale, parti pour l’Outre forêt au Guensthal ou « Vallée de la Faveur », littéralement, noyau forestier Vosges Nord, incubateur de pratiques culturelles polymorphes.
J’ai commencé mon parcours en faisant mes humanités à l’université Robert Schumann, à Strasbourg, mis les mains dans le cambouis avec la licence d’étude théâtrale et l’Artus, parti en Cure Thermale déjantée, tombé dans la Ronde de Schnitzler, avec Jacques Kraemer, dis les mots de Steinbeck, passé chez Marivaux en Lubin sautillant avec Anne Monteuil-Bauer et, au Marché Aux Grains, croisé le Glaive et la Balance avec Pierre Diependaële, ou je fus tantôt Maître tantôt Valet, serveur au Double Café chez Goldoni et Fassbinder, personnages multiples dans une Comédie Française cinoque puis explorateur de théâtre à travers le temps et l’histoire.
Incarné Léontes roi de Sicile au Guensthal avec Denis Woelffel pour les premiers pas du Théâtre Forestier.
Long passage à Paris ou je construis un théâtre à Paris Bagnolet, le temps d’y traverser l’intégrale de Koltès et de plonger dans « Ulysse Ex Promotion » odyssée post-moderne pour terminer à la rubrique des « Chroniques Mercenaires » avec Gilles Sampieri.
Et le Rire Médecin en oncologie pédiatrie pour sentir que le jeu peut servir à quelque chose, devenir « utile », disons, de manière très manifeste.

On m’a vu dans le Vercors, sous les traits de Yan Caillasse pousser la chanson rock. A Paris, New-Morning-Gibus-Zèbre, à Grenoble à Rennes, à Mortagne-Aux-Perches, à Caen, à Strasbourg, et réalisé 336 concerts du ponant, à l’orient, du zénith au nadir.
Quelques albums à la clés. « Un chien de ma chienne » (Mosaic Music), « (Remuer) ciel & terre » ( Anticraft/Chris Music), « Sister Twister » (Caillasse Théâtre), « Back in the Woods » et un auto biopic musical : « Comment je suis pas devenu chanteur »
La suite s’écrit chaque jour.
Dans la forêt, ça commence comme ça.
En 2003, on y monte « Le Conte d’hiver » de Shakespeare dans ce qui s’appellera alors, le Théâtre Forestier et déambulatoire.
En 2004, « Lancer de Caillasse », théâtre et textes.
Plusieurs concerts y ont lieu, de Yan Caillasse, mais également des résidences pour les spectacles en création. « Sister Twister » en 2013, « Back in The Woods » en 2017.
On y joue « Bérénice» sanglier à la broche en sus.

Plus plus plus…
En 2018, retour aux source dans ce stage autour de Tchekhov à Colmar ou je rencontre Serge Lipszyc, pas effrayé pour un sous par les aventures hors les murs et hors les grand’routes.
Bien au contraire.
Nous nous retrouvons au Guensthal, par un beau mois de juin sous le soleil et nous décidons d’engager l’aventure Théâtre Forestier
L’originelle, celle du projet, celle du faire, de la tentative, celle qu’on ne met pas si facilement en équation. Celle du geste.
Dans cette forêt Vosges Nord, nous plongeons dans l’inconnu (ou presque pour) trouver du nouveau.
On touche le beau, on chatouille le frisson, on frôle parfois les gouffres aussi, sous le soleil ou sous la pluie, mais c’est là que le paysage prend toute sa dimension. Et avec Serge, le mot dimension prend la sienne.
Nouveau départ pour y incarner Mikhaïl Khrouchtchev, dans « Sauvage », « Platonov » dans la pièce éponyme de Tchekhov, Richard III dans l’épopée « York », Scapin dans les Fourberies du même nom et Philinte dans « Le Misanthrope ».
Dans des mises en scènes de Serge Lipszyc.
Des textes géants pour nous rappeler à nous mêmes, pour la façon qu’ils ont de questionner le mille-feuille du sens.
Projet après projet, nous dessinons une identité à ce théâtre « sauvage », qui nous ressemble, un jeu de plein air, des actrices/teurs de plein vent, parfois d’orages, d’éléments, des comédiennes/diens de tous horizons.
Prêts à tenter. Autrement.
En circuit cours, avec les gens d’ici et d’ailleurs. Ceux que ça intéresse de baguenauder.
De sortir des murs, peut-être un peu gris, pour se mettre au théâtre de verdure.
L’idée étant d’ouvrir ce lieu, d’en faire un outil de travail, et d’art, et d’artisanat, qui profiterait à ceux qui le souhaitent.
Dans la mesure de nos possibles
Un théâtre qui prendrait soin des gens, tant pour le ventre que pour le verbe que pour l’esprit.
Dans la mesure de nos possibles

À propos de Serge Lipszyc

Metteur en scène, comédien, formateur,

 Il est directeur artistique de la compagnie du Matamore et réside aujourd’hui en Alsace. Sa compagnie reçoit aujourd’hui le soutien de la Drac Grand-Est, de la région Grand-Est et de la Collectivité territoriale d’Alsace. Il a mis en scène plus de 70  spectacles et donné plus de 2100 représentations sur tous les territoires.

Il a mis en scène Eschyle, Sénèque, Shakespeare, Corneille, Racine, Molière, Goldoni, Regnard, Beaumarchais, Labiche, Feydeau, Tchekhov, Guitry, Erdman, Weiss, Lagarce, De Vos, Rebotier, Fo, Levin, Lygre… 

Également metteur en scène d’opéra, il a collaboré à de nombreux projets de l’Opéra-Studio de Genève (« La belle Hélène », Barbe bleu », « Les Noces de Figaro », « Don Giovanni », « L’Enlèvement au sérail », « Le Barbier de Séville », « Maître Zacharius ») et avec la Compagnie Lyrique de Corse (« Don Pasquale », « Madame Butterfly »). 

En tant que comédien il a interprété entre autres les rôles de Thésée (Sénèque), Brighella (Goldoni), Cliton, Alcandre (Corneille), Pyrrhus (Racine), Alceste, Argante (Molière), Bottom, York, Warwick, Bénédict, Sir Toby (Shakespeare) Irrigua (Feydeau),  Ivanov, Platonov, Astrov, Borkine, Ossip (Tchekhov) , Pierre (Lagarce) ….

En 1998, il participe à la création des Rencontres internationales de Théâtre de Haute-Corse (l’A.R.I.A) et en assure la direction de 2011 à 2015. Comme comédien, il a travaillé sous les directions de Robin Renucci, René Loyon, Francis Aiqui, Bruno Cadillon, Franck Berthier, Anouch Paré, René Jauneau, Pascal Gleizes… Au cinéma, il tourne dans « Derniers remords avant l’oubli » de Jean-Luc Lagarce sous la direction de Jean-Marc Culiersi. Très attaché à la transmission, il organise régulièrement des stages à destination de tous les publics. Il intervient également auprès des classes option théâtre de Colmar et Mulhouse. Il intervient comme formateur sur des stages de prise en parole publique.

Depuis son arrivée en Alsace, Il a mis en scène en 2018 à la Comédie de l’Est, CDN d’Alsace à Colmar «  Maman et moi et les hommes » d’Arne Lygre puis « Sauvage », «Un Platonov» d’Anton Tchekhov et « York » de Shakespeare avec sa compagnie et un collectif d’acteurs alsaciens réunis autour de Yann Siptrott. Ils ont réalisé  en  juin 2023 un projet Molière 401 qui réunit «  Le Misanthrope » et « les Fourberies de Scapin ».  Ils développent ensemble un projet de théâtre forestier en pleine Vosges du Nord au Guensthal, dans le domaine artistique des artistes plasticiens France et Hugues Siptrott, le théâtre de la Faveur.

Il collabore également avec la compagnie « Plus d’une voix» pour laquelle il a mis en scène «Phèdre» de Sénèque et «A mon chien rouge» d’Hélène Lacoste.

Plus d’infos http://compagniedumatamore.fr/


Et toute l’équipe et les bénévoles

Un grand très grand merci à tous ceux qui depuis 7 ans maintenant rendent possible cet évènement : Nour, Guillaume,Hélène V, Johanna, Estelle, Jacky, Tim, Sido, Coralie, Bérangère, Maya, Anne, Raffele, Zoé, Anne Florence, Emma, Michèle, Isabelle, Coralie, Anne claire, Johana, Hélène, Alexia, benoit, Wim, Timo, Carole, Lucie, …